outil à battre les lames de faux

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Page2 of 4 - Faux et usages - posté dans Le coin jardin : [I]salut les faucheurs j'utilise encore la faux surtout pour l'herbe des lapins car à la débrousailleuse c'est du OutilFux à battre les lames 79,00€ S’utilise avec un marteau ou une massette, à face plate de 800gr à 1000gr A ficher dans un billot de bois ou un banc à battre Particularité: cet Site De Rencontre Gratuit Badoo Avis. Recylez vos outils à la main, comment ça marche ?Ressortir la faux c’est un acte aussi militant que logique. Ludique et économique, la faux bien entretenue est un outil d’efficacité redoutable. On ne peut faire plus écologique et respectueux de l’ en plus … on se dépense et on ménage la relation aux sur des petites et moyennes surfaces, elle sert à entretenir et à débroussailler. La faux est l”une des meilleures alternatives aux engins idées reçues ont la dent dure. Non faucher n’est pas moins rapide quand le geste et l’outil sont maîtrisés. Avec une faux, plus de problème pour entretenir les endroits pentus qu’aucune machine ne peut atteindre. L’équipement est bien moins lourd et présente moins de danger de la faux qui travaille, pas vous !On ne le dira jamais assez la taillanderie c’est le métier qui va prôner l’ergonomie pour un meilleur résultat et protéger votre du taillandier le plus proche de chez vous pour identifier un outil à votre taille, au bon poids et qui prend compte de l’environnement d’utilisation sur quelle végétation.Une faux achetée en grande distribution n’est en rien comparable à ce que vous trouverez dans le fabriqué main. Les matériaux utilisés bois et fer doivent absolument être pris en compte là où l’exercice peut conduire à des ampoule ou un surplus d’effort outil durableUne bonne faux peut se conserver entre 20 et 30 ans. À condition de l’entretenir et La Maison Luquet propose ce marteau à battre et à la pierre, le but étant de rendre la lame la plus fine et tranchante possible, tout en veillant à ce qu’elle ne fende pas. Durant son usage, il peut y avoir besoin de régulièrement aiguiser sa aiguisage régulier est donc nécessaire, surtout votre terrain contient beaucoup de cailloux. Le risque est de voir votre lame rapidement s’émousser. Nous pouvons vous expliquer et vous apprendre une bonne partie des gestes pour entretenir votre outil par vous saviez-vous ?Un seul traité d’escrime, celui de Paulus Hector Mair vers 1540 parle de la faux dans son usage d’arme. Avec le fléau ou la faucille, elle fait partie de l’équipement de base du paysan. Si les faux sont facilement modifiables en arme de guerre, avec le redressement de la lame dans le prolongement du manche et la suppression des poignées, le maniement de l’outil tel quel en tant qu’arme de duel est peu un label en cours d'obtentionLa Maison Luquet a défendu le 22 septembre 2020, son éligibilité au label Répar’ que nous croyons que les forgerons dont 95% des matériaux utilisés sont du ré-emploi ou du recyclage et parce qu’ils interviennent dans la réparation de nombreux objets, ont légitimité dans cette mission mise en place par les Chambres de Métiers. Retrouvée dans les affaires de ses grands-parents, Floriane nous envoie ces photos d'une boîte mystérieuse. Le corps de la boîte semble en chêne. Vous avez une idée de son usage ?Merci de laisser un commentaire. Bon dimanche à tous Emmanuel m'envoie cette photo d'une pince dont il aimerait connaître l'usage. Les poignées et la tête sont à 90°. En partie supérieure, un ressort permet de régler la tension. A quoi, pouvait-elle servir ?Merci de nous apporter votre éclairage, en laissant un semaine à tous et joyeuses fêtes de Noël ! Lire la suite "Pince ancienne - tête à 90 degrés" » Voilà un bel outil de sellier bourrelier choisi parmi le lot acheté récemment en s'agit d'une griffe à molette qui servait mais qui est toujours utilisée pour marquer les points de couture afin d'assembler les diverses pièces de exemplaire fabriqué par la Maison Blanchard à Paris est de très belle facture avec son réservoir en laiton à son extrémité pour y stocker des molettes de rechange. Le bourrelier le tenait d'une main, penché sur le cuir, la boule en cuivre calée sur son épaule; très utilisé par les apprentis qui grâce à lui, apprenaient le métier, cet outil était parfois appelé "guide d'âne".Les dentures des molettes sont différentes en fonction du travail à effectuer; cette molette à roulette était très adaptée pour un travail sur de grandes longueurs. Lire la suite "Griffe à molette de sellier bourrelier" » Ce dimanche, sortie brocante. Voilà plus d'un an que le programme des puces, brocantes, vides greniers, ... est perturbé ! Avec la pandémie, rares sont les manifestations qui sont programmées. De plus, l'ambiance n'est plus la même, tant en ce qui concerne les exposants que les visiteurs. Quelque chose a changé ! Moi-même, je me sens moins enthousiaste; néanmoins, je me décide et j'y vais..... la brocante, c'est avant tout un motif de sortie et c'est souvent l'occasion de découvertes et de belles rencontres humaines. Dans l'une des allées, parmi les nombreux stands qui proposent essentiellement vêtements et jouets... Noël approche... je découvre une boîte avec des outils anciens...Je discute avec le vendeur.... je fouille dans la boîte comme d'autres personnes à mes côtés.... c'est souvent le cas, quand vous vous intéressez à quelque chose, sur un étal .... immédiatement, des curieux arrivent et s'intéressent aux mêmes choses que vous.... Chaque objet est magnifique tant par sa fabrication associant des matériaux de qualité que par sa forme qui correspond à un usage vendeur m'informe que ces anciens outils appartenaient à quelqu'un de sa famille qui travaillait en région parisienne en qualité de bourrelier-sellier, mais dans le domaine automobile. Tout de suite, ça me parle. J'aime les véhicules anciens. Autrefois, le cuir était très utilisé pour les garnitures intérieures des voitures sièges bien évidemment, mais aussi intérieur des portes, tableaux de bord, plancher,....selles de motos, etc... Je lui demande le prix des outils ? Pour quelques euros, il est prêt à céder chacun des outils. Lire la suite "Outils anciens de bourrelier sellier" » Catherine m'envoie ces photos d'un objet acheté sur une brocante. Elle ne sait pas comment s'en servir, ni à quoi il pouvait servir ?Trois éléments le composent et ceux-ci sont mobiles sur 2 rouge semble être une connaissez ? Merci de laisser votre début de semaine estivale Régulièrement, nous voyons passer dans le blog, des vieux outils pour certains très étranges et dont l'usage a aujourd'hui complètement disparu. En voici, un tout à fait particulier notamment pas sa taille puisqu'il mesure 1,20m. Jean-Jacques m'envoie ces photos et il compte sur votre expertise pour en identifier l' l'une des extrémités, l'outil est muni d'une poignée qui sert à manœuvrer la pince à la forme très particulière. Tout l'assemblage est très sophistiqué. C'est un très bel outil !Nous attendons vos suggestions avec impatience .D'avance, Merci et bonne journée Vanessa m'envoie la photo de cet ancien objet en m'indique que sa maman le possède depuis au moins 30 ans mais elle ne sait pas ce que c'est. Elle sollicite le Blog espérant que l'on ait la elle a de la chance car nous en avions parlé dans un post du 19 juin 2011. Il s'agit en fait d'un vieil outil en bois qui servait à mettre les bouchons de liège pour fermer le goulot de la bouteille appelé "Bouchonneuse" - "Bouche bouteilles" - "Embouchonneuse" . Il en a été fabriqué de divers modèles; généralement en bois, on les utilisait manuellement. On plaçait le bouchon de liège à l'extrémité de l'objet et ensuite soit par pression soit par rotation selon les modèles, on insérait le bouchon dans le goulot. Le bouchon de liège était compressé par l'instrument afin qu'il puisse entrer dans l'orifice. Pour rendre plus malléable le liège, on avait pris soin préalablement de faire baigner les bouchons dans une eau tiède. C'est une opération que je faisais régulièrement dans ma jeunesse. Mes parents achetaient des tonneaux de vin que l'on mettait ensuite en bouteilles. C'était un rite ! On connaissait l'expression "Quand les parents boivent, les enfants trinquent" . On peut y ajouter "Quand les parents boivent, les enfants bouchonnent"Bon dimanche à tous - A votre santé ! Lire la suite "Bouchonneuse - Ancien bouche bouteilles" » Jean-Noël m'envoie ces 2 photos pour un objet dont il souhaiterait connaître l'usage et la pour vous suggestions .Bon week-end du 1er mai Gérard jouait avec cet objet à Paris vers 1955. Il cherche à qui et pour quelle société, cette pince à poinçonner aurait pu servir ?Le ressort, et donc la pince, sont toujours opérationnels. Dimensions en millimètres L110, H90, épaisseur au manche la pince, on peut lire Ets KLEIN, 29 rue Wurtz - Paris ainsi que la mention BREVETE rue Wurtz est située dans le 13ème arrondissement de Paris; elle est ouverte en 1893 et son nom est attribué par le conseil municipal de Paris pour rendre hommage à Charles-Adolphe WURTZ 1817-1884, médecin et chimiste français d'origine alsacienne. Nous attendons vos et bon dimanche à tous. Lire la suite "Pince à poinçonner" » Yves a récupéré ce vieil outil chez ses parents mais personne ne sait à quoi il pouvait servir. Il m'envoie ces photos, pour lever le mystère . Il me précise que cet objet est en acier; dessus, on peut lire l'inscription "E. SIMON" "LAVAL" avec des cœurs gravés sur les quatre extrémités sont forgées comme des burins; il n'a pas d'œil pour insérer un vous avez une idée ?Je ne vais par prolonger le suspense car en fait il s'agit d'un fer à rhabiller les meules de granit utilisées par les meuniers pour moudre le grain en pièce métallique en double biseau est utilisée par le rhabilleur; elle est insérée dans un manche en bois mortaisé par une lumière oblique et ainsi, elle prend la forme d'un marteau, appelé mailloche. L'outil complet mesure environ 45 cm de long et on l'utilisait avec les 2 mains. Pour le rhabillage d'une paire de meules, il fallait environ une quinzaine de fers tant l'usure était grande pour travailler la pierre de silex ! Une meule de moulin devait être rhabillée, environ tous les 10 jours et il fallait environ 2 jours de travail pour rhabiller la paire de rhabilleur de meules était un vieux métier ambulant . Certains travaillaient en binôme; ainsi en 1 journée, le travail était fait !Pour le meunier, le rhabillage de ses meules était essentiel pour produire une fine mouture. Pour que la meule remplisse pleinement son usage, il faut qu'elle ait de très nombreux petits trous nets et coupants. En tournant, les meules s'usent et il faut donc refaire ces petits trous 3 trous par cm. On appelait aussi ce travail "repiquer les meules" ou "battre les meules".Ensuite, vers 1860, les machines à rhabiller ont été établissements Eugène SIMON à Laval Mayenne étaient spécialisés dans la fabrication d'articles de meuneries et particulièrement de marteaux de moulins. Le marteau de moulin mesurait de 14 à 15 cm et ne dépassait que d'environ 8 cm, de la mailloche. Lire la suite "Fer à rhabiller pour mailloche" » Kenzaï - Matériaux ÉcologiquesLames de terrasse Robinier Acacia striées Lames de terrasse en Robinier Acacia, Bois PEFC de grande qualité, Classe 4 naturelle. Les terrasses en Robinier ou Acacia présentent des qualités comparables aux bois exotiques. Lames de terrasses bois à l'aspect strié, avec angles arrondis, à visser. Le produit sera livré dans la dimension suivante 22mm x 120mm x 1m 22mm x 120mm x 1,50m 22mm x 120mm X 2m En savoir plus Liste des prix Fiche technique Avis Lames de terrasse bois - Robinier acacia lisses Lames de terrasses bois réalisées à partir de robinier, appelé dans le langage courant "Acacia" ou "Faux-acacia". Une essence locale, durable, écologique très résistante et imputrescible, véritable alternative écologique et locale aux bois tropicaux et exotiques tel que le teck. Cette essence de bois est très dense, est également utilisée, comme le châtaignier, pour les piquets de clôture dans les champs. Très résistant car naturellement classe 4 sans traitement, sa longévité pourra excéder les 30 ans. Les lames de terrasse robinier disposent de très peu de nœuds, les lames bénéficient par conséquent d'un aspect très cossu, uniforme dans son veinage et sa teinte. Le rendu final d'une terrasse en Robinier est donc très qualitatif et esthétique. Le choix premium des clients exigeants sur la qualité et la durabilité, tout autant que l'écologie. L'essence de bois est locale, très durable et utilisée sans traitement. Son prix est en lien avec ses qualités. Les qualités écologiques de ce bois constituent également un atout économique. En effet, une terrasse en robinier est beaucoup moins chère qu'une terrasse en bois exotique disposant d'atouts similaires. Caractéristiques techniques du Robinier Acacia Caractéristiques techniques Valeurs Couleur référence brun jaune Aubier bien distinct Diamètre de la grume diamètre de 15 à 50 cm Densité 0,74 Champignons classe 1 - 2 très durable à durable Insectes de bois sec durable Termites classe D - durable Imprégnabilité classe 4 - non imprégnable Classe d'emploi classe 4 - en contact avec le sol ou l'eau douce Traitement de préservation pas de nécessité Classement feu conventionnel épaisseur > 14 mm moyennement inflammable épaisseur < 15 mm facilement inflammable Classement feu selon euroclasses D s2 d0 pour les bois massifs répondant aux exigences de la norme NF EN 14081-1 utilisés en paroi verticale. Application et mise en œuvre des lames de terrasse robinier Nos lames de terrasse robinier lisses sont à visser. Le Robinier est un bois nerveux peu adapté à une fixation par clips. Les lames risquent en effet de sortir des clips. La pose de vos lames de terrasse bois doit être réalisée sur une structure porteuse en bois constituée de lambourdes en Acacia de préférence. Pour le montage de votre terrasse , vous pouvez suivre notre guide et nous vous conseillons les vis Heco à double filetages et de prévoir un avant ou fraisé. Conseil Pour l'entretien de vos lames de terrasse en Robinier, nous vous conseillons l'huile naturelle spéciale robinier. La longévité et la résistance de votre terrasse en bois n'en sera que meilleure. Référence Conditionnement Dimensions Prix TTC / m² Conditionnement Prix TTC / TER-ACA22X120R Par 1 m² 22 x 120 mm € 1 m² € FT lames de terrasse en robinier Téléchargement 0 756,00 € TTC Soit 75,60 € / m²    Référence ATL-920810 Référence 920810 Vendu à/au À l'unité Informations techniques - Le plus pratique est de placer le côté pointu de l'enclume sur un bloc de bois et de positionner le faux avec le tranchant contre le percuteur. Placez ensuite la douille à percussion à 1 bague par - -dessus le percuteur et faites glisser le faux en avant en donnant des coups de marteau réguliers. Lorsque vous avez traité le tranchant entier du faux, répétez la même opération avec la douille à percussion à 2 bagues. Le tranchant du faux aura ainsi une finition nette. Nos pièces détachées de marque sont 100 % origine Nous assurons le de tous les produits vendus sur notre site Paiement sécurisé Site Francais image non contractuelle Détails du produit Avis Détails du produit Référence ATL-920810 5 autres produits dans la même catégorie Prix  9 exemplaires de cette référence sont actuellement disponibles dans nos entrepôts délai du cadre vert. Pour une plus grande quantité, veuillez nous contacter pour les délais. Prix  7 exemplaires de cette référence sont actuellement disponiles dans nos entrepôt expedition 48h a 96h*. Pour une plus grande quantité, veuillez nous contacter pour plus de précision. Prix  9 exemplaires de cette référence sont actuellement disponiles dans nos entrepôt expedition 5 a 10 jours*. Pour une plus grande quantité, veuillez nous contacter pour plus de précision. Prix  4 exemplaires de cette référence sont actuellement disponibles dans nos entrepôts délai du cadre vert. Pour une plus grande quantité, veuillez nous contacter pour les délais. Prix  2 exemplaires de cette référence sont actuellement disponibles dans nos entrepôts délai du cadre vert. Pour une plus grande quantité, veuillez nous contacter pour les délais. Référence 920810 Vendu à/au À l'unité Informations techniques - Le plus pratique est de placer le côté pointu de l'enclume sur un bloc de bois et de positionner le faux avec le tranchant contre le percuteur. Placez ensuite la douille à percussion à 1 bague par - -dessus le percuteur et faites glisser le faux en avant en donnant des coups de marteau réguliers. Lorsque vous avez traité le tranchant entier du faux, répétez la même opération avec la douille à percussion à 2 bagues. Le tranchant du faux aura ainsi une finition nette. Charrues, arrosoirs, faux, binettes, fourches, serpes… cette collection d’outils agricoles anciens raconte l’histoire de la vie dans un village du Brabant wallon. Une longue maison blanche Malèves-Sainte-Marie-Wastines est un chapelet de petites villages de la Hesbaye brabançonne. Une longue maison blanche borde la Cure, à quelques mètres de l’église de Malèves. Le linteau de l’entrée en pierre de Gobertange porte l’inscription 1796’. C’est l’ancienne ferme du père Baudine. Le corps d’habitation se prolongeait par une écurie, une laiterie, un trou à bois ou à charbon, un poulailler, une étable à veaux et trois porcheries. Jusqu’à son décès en 1973, le père Baudine conserva des chevaux de trait. Ils furent les derniers du village. Avant de vendre la ferme, ses héritiers firent un grand feu dans la cour et y brûlèrent tout le matériel agricole qui s’y trouvait. A la grande tristesse de mon père qui avait commencé une collection d’outils agricoles anciens… Des outils dans la grange La demeure est dominée par une grange monumentale. Lorsque mes parents arrivent à Malèves, l’intérieur de la grange est rempli de paille jusqu’aux poutres du toit. Vidée et nettoyée, la grange est couverte d’un nouveau toit et un étage en double la surface. L’endroit est idéal pour abriter leur collection d’outils agricoles anciens glanés au fil des brocantes et dans les fermes de Wallonie. Des chariots, arrosoirs, tarares, faux, marteaux, des outils de menuisier, de forgeron, de cordonnier… plus de 2000 objets ont été mis en scène pendant plus de vingt ans avec amour et imagination. La vie à la campagne Pour vous décrire cette collection d’outils agricoles anciens qui évoquait la vie à la campagne au siècle passé, je me suis plongée dans le livre écrit par mon père, Georges-Patrick Speeckaert, Malèves, village du Brabant et de la Hesbaye». Un chapitre reprend des extraits du recueil A l’écoute de mes souvenirs» d’un habitant du village, Ernest Campinaire. Ses parents occupaient la conciergerie du château de Malèves au début de leur mariage, en 1898. Ernest Campinaire est né en 1915, la même année que mon père. Il n’y avait pas d’électricité à Malèves. On s’éclairait à la lampe à pétrole appelée quinquet’ ou à la bougie. Le cœur du foyer La cuisine était le seul endroit chauffé de la maison. Le poêle y tenait donc une grande place. En wallon, on l’appelait le stuve’. L’élément principal était un gros pot en fonte reposant sur un soubassement carré. Le dessus était relié à la cheminée par une longue buse rectangulaire en tôle qui assurait le tirage et apportait un complément de chaleur. Dans le pot, une grille retenait le charbon tout en permettant le passage des cendres qui tombaient dans un tiroir placé dans le soubassement. Sous la buse, il y avait aussi un coffre où l’on plaçait les fers à repasser qui étaient toujours ainsi préchauffés. On trouvait aussi dans le coffre des briques réfractaires qu’une heure avant d’aller coucher on emmaillottait dans un linge. On les plaçait alors dans le lit, ce qui procurait une sensation douillette lorsqu’on se couchait. Une pompe à eau pour se laver Dans la laverie, il y avait deux pompes, une pour l’eau de pluie, l’autre pour l’eau potable qui était tirée d’un puits, car le robinet était inconnu. Nous nous estimions heureux. Dans beaucoup de maison on ne disposait pas de pompe et parfois même pas de puits. Dans ce cas, il fallait prendre l’eau à la pompe communale, près de l’église. Dans la laverie, il y avait un grand bac en pierre qu’on appellerait maintenant un évier. Il permettait d’évacuer les eaux usées dans un puits perdu se trouvant dans la cour, et cela évitait de sortir. Les jours de lessive Pour laver le linge, on amenait dans la laverie la machine à laver. N’allez pas croire qu’il s’agissait d’une machine telle que vous la connaissez. C’était un tonneau coupé aux deux tiers, dans lequel battait un trépied en bois actionné à la main par deux personnes. Avant cela, le linge avait bouilli dans un grand chaudron. Après le rinçage, on le passait au bleu, c’est à dire qu’on délayait dans l’eau un produit bleu qui donnait plus de blancheur au linge. C’était vrai et non pas une publicité. Une fois tordu à la main, car il n’y avait pas d’essoreuse, le linge était étendu, au grenier en hiver, parfois dans la cuisine, et dehors en été. Les commodités’ Dans la cour, près de la remise et des cages à lapins se trouvaient les que l’on appelait aussi les commodités. Aucune maison ne possédait de WC intérieur. Chez nous, c’était un petit édifice construit sur une citerne, elle-même surmontée d’un coffre en bois. La planche du dessus était percée d’un trou fermé par un couvercle. Pour donner une certaine clarté dans ce cabinet, la porte s’ornait, dans la partie supérieure, d’un trou en forme de coeur. Périodiquement, on vidangeait la citerne, dont le contenu était épandu sur le jardin. C’était un excellent fertilisant. Le jardin nourricier Du bon rendement du jardin dépendait le bien-être de la famille. Il n’y avait pas d’autres ressources en légumes que le jardin. Les marchands de primeurs n’existaient pas. Je me souviens encore des soupes aux légumes confectionnées par ma grand-mère. Elles étaient délicieuses, parfumées de cerfeuil et épaissies de vermicelles. En septembre, on faisait la récolte des pommes de terre. La provision devait durer jusqu’à fin juin, époque à laquelle on commençait à retirer les nouveaux plants. En hiver, on consommait des légumes secs et d’autres, tels carottes, navets que l’on protégeait du gel en les entreposant dans la cave ou en les mettant en silos. D’autres légumes supportaient mieux le froid et on les laissait en pleine terre, poireaux, salade de blé… On avait également constitué une réserve d’oignons et d’échalotes. La grande richesse, c’était le saloir. Il était constitué d’un baquet en bois où étaient placés des morceaux de porc recouverts de sel. Aux solives de la charpente pendaient un ou deux jambons enveloppés dans une étamine. On en prélevait des tranches au fur et à mesure des besoins. Le porc était ainsi conservé plusieurs mois. La laiterie Il y avait chaque jour la traite des vaches. Le lait était passé à l’écrémeuse. Le petit-lait était donné aux veaux tandis que la crème onctueuse était versée dans un pot en grès. Au bout d’une semaine, les pots de crème conservés dans la fraîcheur de la cave étaient remontés et versés dans la baratte, gros tonneau de bois monté sur un trépied. Le barattage pouvait commencer. Saisissant la manivelle, on faisait tourner le lourd tonneau. On retirait du tonneau le beurre. Le liquide qui restait dans la baratte s’appelait du lait battu. Il était utilisé pour faire de la soupe ou bien était bu bien frais. Un régal un peu suret quand même. La colombophilie, la pêche et les ruches La colombophilie attirait beaucoup de personnes et certaines étaient de véritables fanatiques. En fin de semaine, on les voyait passer à vélo, un panier contenant un ou plusieurs pigeons sur le porte-bagages, pédalant ferme pour se rendre à la gare de Perwez. Là, les paniers étaient enregistrés et expédiés dans diverses directions, même en France jusqu’à Orléans ou Bordeaux. Le dimanche matin, les pigeons étaient lâchés et prenaient d’instinct la direction du colombier. Toute la matinée, le colombophile enragé attendait, assis sur le pas de la porte, scrutant le ciel. Mais quelle joie lorsque dans le ciel, le maïté’ pigeon de diverses teintes était en vue! D’autres s’adonnaient le dimanche à la pèche ou exploitaient des ruches pour récolter le miel. La fenaison Au mois de juin, on faisait les foins des prairies à la main. Le cultivateur aiguisait sa faux à de fréquentes reprises avec une pierre. Cela s’appelait faire chanter la faux ». La pierre était portée à la ceinture, dans un coffin de corne, de bois ou de fer. De temps à autre, il s’arrêtait et s’asseyait pour battre avec un marteau la lame de sa faux posée sur une enclumette enfoncée à moitié dans le sol. Puis c’était le travail du râteau et de la fourche, et la mise en meule. Par après, ce fut la faucheuse et le râteau mécanique à traction-chevaline. Le temps des moissons Les petits champs étaient parfois encore moissonnés avec une grande faucille ou une faux à manche court et son crochet ou piquet. Des moissonneuses-lieuses tirées par trois chevaux venaient ensuite. Les gerbes étaient dressées en dizeaux dix gerbes et puis en meules, dans la grande paix des champs. Des femmes et des enfants étaient autorisés à glaner ce qui avait échappé lors de la mise en bottes. Pour les foyers plus démunis ou sans terre de culture, le glanage des épis donnait gratuitement une provision de blé et de farine. Le battage des céréales Dans la cour des petites fermes, le battage au fléau se faisait en famille ou avec l’aide de voisins. C’était un travail pénible et dangereux. Le fléau était constitué d’un manche, poli par l’usage, solidement attelé par un lien de cuir souple à une longue tige cylindrique qui frappait des épis disposés sur la terre battue. Le fléau tournait deux ou trois fois au-dessus de la tête du cultivateur et s’abattait sur la gerbe d’où éclataient une pluie de grains. Généralement deux hommes se faisaient face. Il n’y avait ainsi aucun temps mort. Le grain récolté était passé au tarare muni d’une manivelle mettant en mouvement un crible et un ventilateur qui séparaient le grain de son enveloppe la balle et évacuaient la poussière. La récolte des betteraves Dans la campagne de Malèves, la principale activité était l’agriculture, avec une dominante pour la culture du froment et de la betterave. Tous les travaux se faisaient manuellement. Isolés dans les champs et progressant très lentement, quelques hommes ou femmes, nettoyaient et démariaient les betteraves avec la houe ou la rasette. Il s’agissait d’enlever les plants en excédent pour n’en laisser qu’un seul. Un travail pénible que l’on faisait courbé ou à genoux, des heures durant. La récolte se faisait avec la fourche courte à deux dents rapprochées et la pellette à manche court, parfois jusqu’aux premières gelées. Une fois la racine arrachée, on séparait à l’aide d’une lourde serpe les feuilles des racines puis on jetait la betterave dans un chariot. Des attelages de vaches A part deux grosses exploitations agricoles, celle du château et celle de Laduron et la petite ferme du père Baudine qui utilisaient des chevaux, toutes les petites fermes cultivaient avec des attelages de bœufs puis de vaches. Les habitants de Malèves se souviennent avoir connu les attelages de vaches ferrées conduisant des chariots étroits de betteraves du village à la râperie de Perwez. Les vaches obéissaient à la voix. Elles tiraient des charrues à un soc réversible double brabant, herse, extirpateur, rouleau, semoir et faucheuse-lieuse. Les chevaux de trait Le labourage se faisait à deux ou trois chevaux tirant une charrue maintenue dans le sillon par le cultivateur. Il y avait aussi de grands chariots en bois, chargés de foin ou de gerbes, tirés par de gros chevaux. La ferme de Limette, dans le village voisin de Thorembais-St-Trond, possédait jusqu’à 100 chevaux dont une trentaine de juments, une trentaine de poulains et pouliches de 3 et 4 ans, le reste d’étalons. Ils participaient au concours d’élevage de gros chevaux de traits. Dans les écuries de la ferme du château de Malèves, il y avait six gros chevaux brabançons aux muscles puissants et au poitrail impressionnant. Leur pelage était lustré comme nos chaussures des dimanches. Au dessus de chaque stalle, une plaque indiquait leur nom, leur date de naissance et leur origine. Il y avait aussi un tracteur et une locomobile pour battre la moisson. Les attelages tiraient des machines destinées aux travaux après la moisson, herser, déchaumer, ameublir, rouler… Des murs blanchis à la chaux Dans l’intervalle des gros travaux aux champs, les cultivateurs ne restaient pas les bras croisés. Ils blanchissaient les murs extérieurs, goudronnaient les soubassements, badigeonnaient à la chaux l’intérieur des écuries et des étables, tout en respectant les nids d’hirondelles, porte-bonheur. Ils nettoyaient réparaient les harnais, il graissaient les lourds chariots et les machines agricoles et faisaient la chasse impitoyable aux animaux nuisibles. Le forgeron, le charron, le cordonnier… Bien d’autres professions étaient exercées dans le village. Le forgeron et le maréchal-ferrant réparaient les socs de charrue et des fers à chevaux. De village en village, le rémouleur poussait son atelier ambulant tiré par un énorme chien. Il y avait le menuisier, le charron, le cordonnier, la chaisière et la couturière. A partir d’une bûche en hêtre ou en orme, le sabotier confectionnait de solides sabots bien plus confortables qu’on ne pourrait le croire et qui protégeaient efficacement de la boue, de la pluie, de la neige et aussi des risques d’écrasement du pied. Georges-Patrick Speeckaert, juriste, historien et poète Mon père a eu la chance de s’éteindre paisiblement dans sa belle maison à Malèves, en 1997. Cette collection d’outils a été une grande joie pour lui qui aimait la campagne. Georges-Patrick Speeckaert a consacré sa carrière de juriste aux organisations internationales. Dans les années 60, il parcouru le vaste monde, New-York, Moscou, Tokyo, New-Delhi, Zagreb, Rabat, Rome, Vienne, Salzbourg, Barcelone, Ottawa. C’était un intellectuel mais il cultivait le goût des choses simples avec humanisme et poésie. Il était issu d’une famille nombreuse. Son père, austère et autoritaire, lui avait appris à obéir. Sa mère, tendre et cultivée, lui a transmis le goût de l’histoire, de la littérature et de la lecture. Il a fait la guerre 40 suivi de quatorze mois de captivité à la frontière austro-hongroise puis deux ans de Résistance armée dans l’Escadron Brumagne de l’Armée secrète. Il a écrit plusieurs monographies dont une sur son village. Lorsque nous avons dû nous séparer de la maison à Malèves, il a fallu vider la grange et trouver une nouvelle destination à la collection d’outils agricoles anciens. J’ai contacté des musées et des associations mais l’ampleur de la collection faisait peur aux amateurs. Les outils de la grange ont enfin trouvé a new home’ à la Ferme de Mont-Saint-Jean, une splendide ferme en carré située près du Lion de Waterloo. voir mon reportage sur la Ferme de Mont-Saint-Jean A lire Malèves, Village du Brabant et de la Hesbaye», Georges-Patrick Speeckaert, 1994. A l’écoute de mes souvenirs», Ernest Campinaire, Recueil, 1983. Malèves Sainte-Marie Wastine se raconte,. 1900-2000 », Gérard Horion et Gilbert Pierard, 2003 Livres scolaires d’autrefois, de 1840 à 1940 », Georges-Patrick Speeckaert, De Boeck, 1996 Crédit photos Damien Lamarche, Agnès Pirlot, Vincent d’Hoop La maison blanche à Malèves était entourée d’un magnifique jardin bichonné par ma maman. Vous retrouverez son Cahier de jardin ainsi qu’un reportage sur les outils du jardinier et sur l’histoire du Bon Jardinier’, dans la rubrique Découvertes, Portrait, et la Ferme de Mont-Saint-Jean dans la rubrique Voyages, Belgique ou cliquez sur les liens.

outil à battre les lames de faux